Surf Prévention

C’est le nom d’un site consacré à la santé du surfeur.

Alors que depuis les débuts de la presse spécialisée du surf en France, on lit en boucle la même histoire du surfeur à la fois compétiteur et cool, toujours plus profond dans le tube ou haut dans les airs, le site de Guillaume Baruck, médecin à Biarritz, vient offrir une bouffée d’oxygène en faisant du bien au surfeur et à son cerveau tout d’abord.

On y apprend en effet une foule de choses intéressantes concernant la pratique du surf : les pathologies du surf mais aussi les bénéfices de sa pratique, les conduites à éviter et la prévention de risques, les bons gestes mais aussi le matériel technique adapté, les innovations permettant une pratique plus sûre, la préparation physique, la nutrition, la santé du surfeur donc, vaste sujet qui permet d’explorer toutes les facettes d’une pratique en se défaisant des clichés habituels.

Eco-Safe Surfing vous recommande la lecture de Surf Prevention !!

Surf Prévention : Surf Santé et Sécurité

 

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Un prof de surf, qu’est-ce que c’est ?

Un prof de surf sait surfer, mais ce n’est pas suffisant pour en faire un enseignant qualifié.

Il est vrai que la profession souffre d’une confusion malheureuse entre l’acte de surfer et l’activité d’enseignement qui définit l’action du moniteur de surf.

Il n’est pas rare ainsi qu’un élève demande à son professeur pourquoi il n’est pas en train de surfer, ce dernier lui répond qu’il ne peut pas surfer et coacher en même temps, que ce sont deux choses différentes. Demande-t-on à l’entraineur de foot pourquoi il ne participe pas au match ? Le moniteur prend parfois quelques vagues avec ses élèves, lorsqu’il évolue au large avec eux, mais dans la limite du raisonnable.

Comme toute activité de nature, l’enseignement du surf est un exercice ardu qui demande non seulement des qualités pédagogiques mais une compréhension parfaite du milieu océan et de ses variations. On est alors bien loin de l’activité de plagiste !

Aussi, expliquons ce qu’est un professeur de surf en France :

  • Le Brevet d’Etat français ou BPJEPS surf : le diplôme français d’enseignement du surf n’a aucun équivalent dans le monde. Tandis qu’il existe un diplôme international qui requiert une semaine ou deux de stage, le diplôme français exige une formation d’une durée de un an, qui impose l’apprentissage de la réglementation des plages, de la technique du surf, du matériel, de l’histoire de la discipline, de la pédagogie inhérente à l’activité, des gestes de secourisme, accompagnée de tests en situation de surf, d’enseignement, sur la plage, dans l’eau et en salle de classe. Diplôme validé par un examen.
  • L’ère de l’uberisation : lorsqu’un cours de surf est proposé à un prix très en dessous du marché, il convient de s’interroger sur ce que l’on achète. Ce sera un pseudo-cours de surf avec un enseignant sous-qualifié, voire sans qualification, ou dans une école usine qui se soucie plus de profit que de qualité, ce qui pose des problèmes en terme de sécurité de la pratique et engendre des prestations médiocres. Un cours de surf au prix de la pizza, c’est un cours au rabais. L’élève, en cherchant le cours le moins cher possible passe à côté d’une belle expérience avec un professeur qualifié et expérimenté.
  • La réglementation du surf : dans beaucoup de pays, elle est quasi inexistante et conduit à des pratiques parfois dangereuses. Prof de surf devient un boulot d’étudiant , il n’existe pas de limite du nombre d’élèves par moniteur ni d’obligation de diplôme, la qualité des cours s’en ressent forcément.

En France au contraire, l’activité est très réglementée avec une limite de 8 élèves maximum par professeur, des contrôles pour vérifier la validité des diplômes professionnels, l’équipement des moniteurs, des brevets de secourisme mis à jour régulièrement, une obligation d’assurance et des demandes d’autorisation à effectuer auprès des mairies.

  • Réglementation à deux vitesses : ces profs venus des pays limitrophes, moins qualifiés, sous-formés, s’attaquent au marché français en proposant des prestations au rabais, ce qui inquiète la profession. Soumis à moins de pression, notamment fiscale et réglementaire, que leurs confrères français, en cassant les prix, ils tirent la filière vers le bas et poussent l’ensemble des écoles de surf à embaucher des enseignants moins coûteux car moins qualifiés. A quand le : « Une deuxième pizza achetée, un cours de surf offert ? ».

Quelques indices pour vérifier que vous êtes dans une école de surf répondant aux standards de qualité minimums :

Les professeurs possèdent-ils le Brevet d’Etat ou Brevet Professionnel de surf ? En principe, ils ont toujours une photocopie de leur diplôme et de leur carte professionnelle dans leur sac à dos ou sur les murs de leur école.

Combien y a-t-il d’élèves dans le groupe, plus de 8, ce n’est pas légal.

Les cours de surf ont lieu toute la journée, sans tenir compte des horaires de marée : pourtant, la marée haute est rarement propice à l’apprentissage des débutants.

Certaines écoles possèdent en outre un label ou une charte de qualité, telle que la charte Eco-Safe Surfing !

Ensuite, tout est question de feeling avec l’enseignant : en effet, chaque moniteur de surf a développé au fil des ans sa propre pédagogie, ses petites astuces pour rendre plus accessible l’apprentissage du surf et de l’océan.

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Surf, matos et sécurité

Malgré la multiplication du nombre de pratiquants, l’apprentissage du surf, encadré par un moniteur qualifié, se fait dans des conditions de sécurité qui restent optimales.

Tout d’abord, le matériel de surf a su s’adapter : la plupart des écoles de surf utilisent à présent des planches en mousse qui rendent les chocs avec la planche beaucoup moins douloureux qu’avec une planche standard en matière rigide, de type résine ou plastique dur. De nouveaux matériaux tels que le liège absorbent également les coups, tout en conservant des propriétés techniques intéressantes.

Les écoles de surf sont les premiers promoteurs d’un usage qui tend à se généraliser du fait de l’accroissement du nombre de surfeurs et donc de la dangerosité de la pratique. Les planches en mousse, qui étaient à l’origine façonnées de manière un peu grossière, se rapprochent de plus en plus de la planche classique en résine : la qualité des revêtements, la densité de la mousse, la forme de la planche permettent à présent au surfeur expérimenté de trouver du plaisir à surfer une planche à revêtement souple.

La réglementation impose aux écoles d’équiper leurs élèves de combinaisons de surf, leurs propriétés de flottabilité sécurisent le pratiquant, elles protègent également des irritations, des coups et du froid.

Le leach est le nom que l’on donne au cordon qui relie le surfeur à sa planche. Ainsi, en cas de chute, le pratiquant ne perd pas sa planche, ce qui garantit sa sécurité mais également celle des autres, qui pourraient être heurtés par une planche en perdition.

Le port du lycra par les élèves de surf est également obligatoire, cela permet une meilleure efficacité pédagogique mais aussi une surveillance plus facile des élèves par leur moniteur, en les distinguant des autres surfeurs, parfois nombreux, sur un spot de surf.

Les dérives, qui équipent les planches de surf école, sont également souples afin de limiter les risques de coupure. Là aussi, la recherche joue un rôle dans l’amélioration de la qualité mais aussi de la sécurité du matériel. Ainsi existent des dérives performantes à bord non tranchant, encore peu démocratisées, et qui offrent au surfeur confirmé des qualités techniques comparables à celles obtenues avec des dérives dures classiques. Ainsi, la dérive FYN, made in France, qui affirme qu’un bord tranchant n’améliore en rien la glisse et qu’une dérive à bord souple est tout à fait compatible avec un surf optimisé.

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